LE 4 FÉVRIER, MOBILISONS NOUS POUR L’EMPLOI, LES SALAIRES, LES SERVICES PUBLICS ET CONTRE LA PRECARITE

Partout en France, depuis début décembre, des rassemblements et manifestations citoyennes ont lieu : contre le chômage et la précarité, contre la loi « sécurité globale » et le fichage des opinions, contre l’implantation d’entrepôts Amazon. En janvier, les journées de grève se sont enchaînées : dans la santé, le social et le médico-social le 21 janvier, dans l’éducation le 26, dans l’énergie le 28. Toutes ont été très suivies dans le Gard.

Toutes ces mobilisations mènent donc au 4 février, journée d’appel intersyndical à une grève interprofessionnelle.

La colère monte dans tous les secteurs. Cette gronde est plus que légitime après des années de contre-réformes sociales (sécurité sociale, retraites, assurance-chômage) et de libéralisme sauvage, mais aussi au regard de la situation actuelle :

– licenciements massifs dans le commerce, l’automobile, l’aérien et le tourisme alors que l’Etat accorde des milliards d’aides aux entreprises et que les grands patrons et actionnaires sont devenus encore plus riches en 2020

– poursuite des suppressions de postes et de la casse des services publics alors que la crise a révélé – si on pouvait encore en douter – leur caractère essentiel.

Les travailleurs et travailleuses de la santé, du social, du médico-social et de l’éducation sont par exemple les premiers et premières de corvées de la crise sanitaire. Auprès des personnes dépendantes, dans les hôpitaux, dans les écoles et établissements scolaires, ils assurent des missions essentielles mais ne reçoivent que mépris de la part du gouvernement.

Le Ségur de la santé a accouché d’un plan au rabais, le Grenelle de l’éducation est une mascarade dont les syndicats ont claqué la porte un par un.

Dans ces secteurs, il y a une majorité de femmes dont les métiers sont dévalorisés et mal payés.

Les femmes sont d’ailleurs dans leur ensemble parmi les plus touché·e·s par les conséquences de la crise sanitaire.

Elles ont subi les triples journées de travail durant le confinement : travail dans la santé, les commerces essentiels, etc. ou télétravail mais aussi travail domestique et travail éducatif qu’elles prennent toujours en charge à plus de 70%. Plus souvent à temps partiel (80% des temps partiels, choisis ou imposés, sont occupés par des femmes), dans des emplois mal rémunérés et/ou précaires, elles font maintenant face à un non-renouvellement de leurs contrats, notamment dans les TPE-TPA.

Cette journée du 4 février lancera aussi la mobilisation pour le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Solidaires appelle à une grève féministe pour exiger une réelle égalité entre les femmes et les hommes au travail, notamment concernant les salaires, et un partage du travail invisible et gratuit encore largement féminin que représentent les tâches domestiques, éducatives et de soin.

N’oublions pas non plus que les jeunes aussi paient le prix fort : les étudiants et étudiantes, souvent en enseignement à distance, font de plus en plus face à la solitude, à la dépression et à la précarité. Il y a moins de jobs étudiants, mais aussi moins d’embauches pour ceux qui arrivent sur le marché du travail : le chômage des jeunes a dépassé les 20%. C’est toute une génération qui est sacrifiée.

Solidaires revendique:

  • des créations d’emplois et de postes
  • des revalorisations salariales et l’augmentation du SMIC à 1700 € nets par mois
  • la baisse et le partage du temps de travail (passage aux 32h hebdo.)
  • des moyens pour les services publics
  • un plan de lutte contre la précarité
  • un plan d’urgence pour la santé et pour l’éducation